Jean-Max Touron
Le Maître d’oeuvre

En Périgord noir, Jean-Max Touron est l’un des plus grands protecteurs du patrimoine et possède onze sites emblématiques. Cinq d’entre eux sont ouverts au public pour partager une grande passion pour l’histoire.

Contenu extrait de l’article 
Depuis la fin du XIXe et les premières grandes découvertes archéologiques, le « Pays de l’Homme » a donné naissance à des dynasties émergentes, qui ont su faire de leur domaine de prédilection une véritable force économique et touristique. Ici, des lignées de préhistoriens et d’historiens « distingués » – comme ils étaient qualifiés autrefois – se succèdent depuis des décennies pour conférer au Périgord noir son attrait international tout en veillant à la préservation d’un patrimoine naturel et ethnologique exceptionnel. Jean-Max Touron fait ainsi partie de ceux qui ont élevé ces principes au rang d’une philosophie personnelle, pour vivre avec intensité et enthousiasme la grande aventure d’un développement lié à la qualité de prestations dignes de l’héritage séculaire qui lui a été confié. A ce titre, l’histoire commence sur les vastes terrasses rocheuses de la cité troglodytique de la Roque Saint-Christophe, à Peyzac-le-Moustier au-dessus de la Vézère. En 1937, Gabriel Touron, le père de Jean-Max, ouvre cette falaise aménagée à la visite. Déserté pendant la Seconde Guerre mondiale, le site rouvre ses portes en 1952. This https://homework-writer.com/ do my homework for me includes not only the expense of the out of district placements but the legal fees involved in defending the cases; Au retour du service militaire, dans les années 70, J-M. Touron reprend le flambeau familial pour en reprendre la gestion tout en assurant la succession des activités paternelles au Bugue, dans l’ébénisterie et le négoce de meubles.  

 

De grottes en manoir
Les falaises en elles-mêmes, leurs fortifications et leurs histoires respectives exercent une vraie fascination sur Jean-Max. « Dans un premier temps, je me suis porté acquéreur du Peuch Saint-Sourd* aux Eyzies, explique-t-il. Le passé de ce fort troglodytique et peu connu, voire mystérieux, et a été oublié des castelologues ». Suivront différents lieux tout aussi chargés d’histoire. En 1998 et après de gros investissements personnels (sans aides institutionnelles), J-M. Touron franchit un nouveau pas avec l’ouverture du Roc de Cazelle, sur la route de Sarlat. S’offrent également aux visiteurs depuis plus récemment la maison forte de Reignac à Tursac (2006), la grotte du Sorcier à Saint-Cirq (2008, « une opération sentimentale »), le manoir de Gisson à Sarlat au printemps 2011 (18 000 entrées sur les premiers mois) et enfin l’achat de deux sites très emblématiques dans la capitale mondiale de la Préhistoire : le Fort de Tayac* (ex musée de la spéléologie) et l’abri Cro-Magnon. « J’ai investi le premier pour 1 euro symbolique mais avec l’obligation de sécuriser la falaise, poursuit l’amoureux des a-pics de la vallée de la Vézère. Ces lieux, notamment importants durant la guerre de Cent ans, ont besoin d’être restaurés avec de gros moyens. Véritable symbole de la préhistoire mais en désuétude totale, l’abri Cro-Magnon ne laisse place à aucune erreur. Mis au jour en 1868, sa notoriété planétaire est à la hauteur de la déception qu’éprouvent les visiteurs à la découverte de ce sanctuaire désormais envahi par les gravats et les ronces. Je suis en train de constituer un comité scientifique pour y créer un musée de site en apportant un certain nombre d’outils de compréhension, avec les difficultés inhérentes à un classement au patrimoine mondial de l’humanité.  »

Des challenges
à tous les niveaux

En menant une politique d’animations et de reconstitutions visuellement concrètes, Jean-Max Touron a su susciter l’intérêt de ses visiteurs, venus d’ailleurs mais aussi d’ici. « On ne peut pas faire du pur scientifique, reconnaît-il… C’est ennuyeux pour la grande majorité des publics. Cazelle par exemple, est très ludique pour les enfants. D’un autre côté, chacun des sites relevait du challenge quant à son accessibilité. Par définition, les falaises ne se laissent pas facilement apprivoiser. » Un pari réussi pour le Périgourdin de souche qui avoue être un « fonceur ». « Tout en respectant les codes à tous les niveaux, souligne quand même celui-ci. Il s’agit d’appliquer une gestion très rigoureuse, que ce soit sur le plan économique, sur le plan de la qualité de l’accueil ou encore sur la valeur d’un patrimoine à mes yeux inestimable. »

*Non ouvert au public

 

L’Abri CRO-MAGNON :
de gauche à droite,
Gilles Delluc, Estelle Bougard et le maître d’oeuvre Jean-Max Touron

Contenu provenant de l’article de.

Related Posts